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January 16, 2021
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Le Traqueur de la nuit sur Netflix : que vaut le docu-série sur le tueur Richard Ramirez ? – News Séries à la TV

De Making A Murderer à Don’t F**k With Cats, les documentaires criminels éveillent, chez une grande partie du public, une fascination pour le monde des faits divers et des tueurs en série. Le dernier en date concerne l’un des meurtriers les plus célèbres et dangereux de l’histoire américaine : Richard Ramirez. Au cours de l’année 1985, cet homme, alors âgé de 25 ans, commet 13 crimes, 11 viols et 5 tentatives de meurtre. Jeunes et âgées, féminines et masculines, ses victimes ne partagent aucune similarité. De quoi compliquer la tâche des enquêteurs. Seul son mode opératoire peut le trahir : il profite de la nuit pour pénétrer dans les maisons. Une méthode qui lui vaut le surnom de Night Stalker ou le Traqueur de la nuit en français.

Adorateur du diable, il grave des pentacles sur les murs et ordonne à ses victimes de se tourner vers Satan. Des détails comme ceux-ci, le documentaire en regorge grâce à un excellent travail d’investigation, des images d’archives et des extraits de journaux télévisés. La série plonge les téléspectateurs dans la face cachée de Los Angeles, ville schizophrène, qui abrite aussi bien le glamour que l’horreur. Composé de 4 chapitres, Le Traqueur de la nuit retrace toute l’affaire racontée, entre autres, par les inspecteurs Frank Salerno et Gil Carrillo de la brigade criminelle. Si le point de vue des deux hommes constitue le fil rouge des épisodes, d’autres témoignages passionnants viennent étoffer les faits.

Une mise en scène digne d’un thriller

Des journalistes se remémorent le traitement médiatique de l’époque, tandis que des survivants partagent leurs souvenirs et leurs traumatismes. Réalisé par Tiller Russell, le programme dresse le portrait de Richard Ramirez sans ne jamais le montrer durant les 3 premiers épisodes. Pourtant, les confessions de ses victimes et sa voix, enregistrée sur des cassettes, suffisent à imposer sa présence et un sentiment de terreur. “On n’a jamais rencontré une telle personne dans l’histoire du crime“, certifie Gil Carrillo.

Le montage rythmé et électrique transforme le documentaire en un véritable thriller qui se dévore en un clin d’œil. Toujours en quête d’une immersion totale, certaines séquences recréent les scènes de crime en effets numériques. Le réalisme est bluffant, quitte à créer un effet de malaise. Très sombre, la série tombe parfois dans le sensationnalisme. Un traitement plus humain, notamment à l’égard des victimes, aurait pu offrir plus d’épaisseur à l’enquête, à l’instar de l’excellent The Keepers. Le Traqueur de la nuit n’en reste pas moins un document complet et intéressant pour les curieux et les amateurs du genre.

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